RESUME DU RAPPORT

La cérémonie d’ouverture de la cinquième Conférence Générale de la CORPUCA s’est déroulée le 11 juin 2007, à partir de 19 heures, dans le salon A de la Culture José Maria BONETTI BURGOS, sur le campus Dr Nicolas PICHARDO de l’UNAPEC, à Saint-Domingue, en présence de hautes personnalités du monde universitaire et diplomatique.

A la table d’honneur ont pris place autour de M. Justo Pedro CASTELLANOS KHOURI, recteur de l’Université APEC,

  • Madame Ligia AMADA MELO DE CARDONA, Ministre Secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, à la Science et à la Technologie,
  • Mme Cécile POZO DI BORGO, Ambassadeur de France,
  • M. Bonaventure MVE ONDO, Vice-recteur à la Régionalisation de l’AUF,
  • M. Alain ARCONTE, Président de la CORPUCA,
  • M. Jacky LUMARQUE, Recteur de l’UniQ, Vice-président de la CORPUCA
  • M. Radhamès MEJIA, Vice-recteur de la PUCMM,
  • Mme A.L. GAZZOLA, Directrice de l’UNESCO-IESALC,
  • M. Emile TANAWA, Directeur du Bureau caraïbe de l’AUF
  • Mme Délia BLANCO, Conférencière.

Les discours d’ouverture ont été prononcés par M. Le recteur de l’UNAPEC, Mme la directrice de l’UNESCO-IESALC, Mme l’Ambassadeur de France, M. Le Vice-recteur de l’AUF, et M. Le président de la CORPUCA.

M. Michel IGout, conseiller culturel à l’ambassade de France en Haïti a participé à l’ensemble des travaux de la conférence générale.

  • La convention de financement de l’auditorium de l’ Institut Francophone de Gestion de la Caraïbe (IFGCar) a été signée par le directeur du Bureau Caraïbe de l’AUF., le Vice-recteur de l’Ecole supérieure d’Infotronique d’Haïti et le directeur des études de l’Institut de la Francophonie pour la gestion dans la Caraïbe (IFGCar).
  • Madame Delia BLANCO, Docteur en lettres et en Anthropologie, a prononcé une grande Conférence inaugurale intitulée « Haïti et la République dominicaine, diversité et complémentarité en art et en littérature », enrichie de projections d’images.

Un spectacle donné par une troupe d’artistes étudiants de l’Université et un cocktail ont été offerts par l’UNAPEC.

La conférence générale s’est déroulée en deux temps : une réunion restreinte et ensuite une réunion plénière ouverte aux invités et observateurs.

La vice-présidente de la Région Guadeloupe a envoyé une lettre dans laquelle, elle regrette d'avoir dû, au dernier moment, annuler sa participation à la Conférence générale, en raison de contraintes inattendues dans sa région.

La Conférence générale s’est déroule à la fois sur les campus de l’Université APEC et de l’Université Pontificale Catholique Madre y Maestra à Saint-Domingue.

Réunion restreinte

Les travaux en séance plénière de la CORPUCA ont véritablement commencé dans l’après-midi du 12 juin. Seuls les représentants des institutions universitaires ayant le statut de membre à part entière ont été invités à prendre part à cette réunion restreinte. Le président de la CORPUCA, Alain ARCONTE a dirigé les travaux au cours desquels le s points suivants ont été traités : (1) Rapport d’activité présenté par le Bureau (discussion, vote et adoption) ; (2) Rapport financier présenté par le Bureau (discussion, vote et adoption) ; (3) Les ressources de la CORPUCA et l’augmentation des cotisations ; (4) Les relations extérieures avec les autres réseaux d’université, l’IESALC, les opérateurs internationaux du développement ; (5) Etat de préparation des projets communs ; (6) Divers

La réunion s’est achevée sur les propos de M. Bonaventure MVE-ONDO, vice-recteur de l’AUF, contraint par ses autres obligations de quitter la République dominicaine avant la fin de la Conférence générale. Il a insisté sur la nécessité de travailler sans relâche au renforcement des universités haïtiennes, pour que les universités de la Caraïbe puissent prendre toute leur place dans l’Enseignement supérieur mondial.. Les universités haïtiennes doivent constituer d’abord, entre elles, un espace universitaire national, fort et responsable, et travailler à l’élaboration d’une charte commune. Le vice-recteur a conclu en invitant les membres de la CORPUCA à méditer sur un proverbe africain : « Aussi longtemps que les lions n’auront pas parmi eux des historiens, les histoires de chasse seront à la gloire des chasseurs ».

Plénière avec invités et observateurs

Le président Alain ARCONTE a ouvert la session élargie de la conférence générale par des propos de bienvenue pour les invités.

Etat de préparation des projets communs

Les actions en cours ont été présentées il s’agit : du site Internet de la CORPUCA, des activités de la commémoration de la naissance de Jacques ROUMAIN, de la préparation de la plaquette CORPUCA, des résultats du concours de logos.

M. Wilson LALEAU, vice-recteur de l’Université d’Etat d’Haïti, a fait rapport des travaux de la commission n° 1 qui a avancé dans la préparation du projet accepté au financement par l’AUF, « Ateliers de travail sur l’harmonisation des cursus, l’offre de diplômes communs, l’élaboration d’un système référentiel de crédits comparables en Haïti et dans la Grande Caraïbe ». Il a précisé que le séminaire se tiendra en Haïti et qu’une fiche technique de synthèse sur le projet est en cours d’élaboration. En matière de crédits comparables, l’option qui a été prise par la commission 1 consiste à privilégier les compétences. Il est souhaité que les formations fondamentales dispensées par les universités partenaires ne soient pas très différentes en terme de cursus et de syllabus et qu’un dispositif soit mis en place pour récupérer les étudiants en échec d’année préparatoire dans des formations courtes.

Mme M. MANIGAT, vice-rectrice de l’UniQ, a fourni quelques précisions sur le calendrier relatif à l’opérationnalisation du séminaire financé par l’AUF sur « la formation à la gouvernance institutionnelle des responsables d’universités ».

M. Partick Attié a également présenté le projet financé par l’AUF sur «la formation à l’évaluation interne des universités ».

Les représentants de l’AUF et les autres participants à la Conférence Générale restreinte ont insisté sur l’urgence d’un démarrage immédiat des opérations de préparation des trois séminaires, notamment pour le projet sur l’harmonisation des cursus où le plus important sera ce qui se passera en amont, pendant la préparation du séminaire.

La commission 4 de la CORPUCA sur «l’harmonisation des exigences en maîtrise des langues de la Région » n’a pas pu être réunie à l’occasion de la cinquième Conférence Générale, en raison de l’insuffisance des crédits mobilisés, qui a imposé des choix pour déplacer les membres des commissions. Ce constat n’a fait que renforcer l’écho de l’intervention de Madame Castro qui a tenu à sensibiliser la Conférence sur l’impact des barrières linguistiques sur les coopérations dans la Caraïbe et sur la nécessité que la CORPUCA règle ce problème en interne. Les préoccupations de l’intervenante ont été relayées par plusieurs participants qui ont fait valoir que la diversité linguistique dans la Caraïbe est tout autant un atout qu’un obstacle, et qu’il convient de la valoriser. On a fait remarquer aussi que des volets linguistiques doivent être inclus dans le cadre des projets en cours de la CORPUCA.

M. Fritz DESHOMMES, Vice-recteur de l’UEH et coordinateur de la Commission 3 sur « la formation des enseignants universitaires » a présenté ensuite un rapport succinct de ce qui avait été fait par la commission 3, au cours des deux jours précédents, notamment dans la perspective de la préparation d’un dossier de candidature EDULINK.

Echanges sur l’approche régionale de la coopération interuniversitaire

Cet échange a donné lieu à des interventions particulièrement importantes et éclairantes. Des interventions ont relevé :

  • que le travail en réseau est le moyen d’apporter de la valeur ajoutée, en matière de maîtrise des coûts et de ressources humaines partagées, d’identifier des niches qui ont un avantage comparatif pour la Recherche et doit permettre un dialogue avec les pays du Nord, dans un climat de réciprocité. Cette dynamique est d’autant plus importante que la facilité pour les universités du Sud est le plus souvent de coopérer avec les universités du Nord. De ce point de vue, il paraît nécessaire de donner une meilleure visibilité à la CORPUCA qui n’est pas encore assez connue dans l’espace caribéen ;
  • l’importance des réseaux pour donner aux universités régionales le poids d’un bloc, dans le contexte de la mondialisation (celle-ci pouvant être perçue comme un élément prédateur, mais aussi comme un élargissement de l’espace de coopération et un renforcement de la solidarité) ;
  • la difficulté à faire coïncider les offres des opérateurs du développement et des bailleurs de fonds, d’une part, et les besoins des porteurs de projets universitaires, d’autre part. Il y a comme une intersection vide entre les uns et les autres. Une des raisons en est que la culture universitaire ne prépare pas particulièrement aux techniques de la collecte de fonds ;
  • que l’AUF confirme son option de régionalisation et qu’en particulier elle soutient la CORPUCA ;
  • le souhait d’une plus grande régionalisation des programmes de mobilité, basée sur une mutualisation des moyens et des ressources disponibles, et prenant en compte la diversité culturelle et linguistique. Il s’agit ainsi d’aider les universités des pays du Sud à ne pas aller, les mains vides, dans l’échange du donner et du recevoir ;
  • que le réseau de la CORPUCA avait besoin de se doter d’un vecteur et d’un plan stratégique dont tous les ingrédients sont disponibles mais qu’il faudra faire l’effort de construire et de rendre visible ;
  • que la coopération régionale présente l’intérêt de favoriser d’abord les coopérations Sud-Sud et de constituer une reconnaissance explicite des intérêts communs des Etats voisins. De plus, ce type de coopération, développée dans un contexte multidimensionnel et multilingue, qui n’est pas un obstacle, facilite une meilleure mobilisation de l’ensemble des partenaires et des alliés de la vie universitaire. Elle permet aussi de rationaliser les coûts et les moyens.

De manière particulière, les représentants de l’Université de La Havane, de l’Université des Indes orientales (West Indies), de l’université des Antilles et de la Guyane ont présenté leurs différentes expériences, ont évoqué les travaux en cours chez eux et se sont déclarés prêts à partager leurs savoir-faire avec les autres universités de la région.

 

Les relations extérieures avec les autres réseaux d’université, l’IESALC, les opérateurs internationaux du développement

Il ressorti des échanges que :

  • La CORPUCA a le privilège de compter parmi ses membres le président de l’UNICA, M. Radhamès MEJIA, vice-recteur de la PUCMM, auquel il a passé la parole ;
  • La richesse de la Caraïbe est sa diversité culturelle. La CORPUCA se doit donc de coopérer avec les autres réseaux régionaux et notamment avec l’UNICA. Certaines actions ou programmes pourraient être conjoints ;
  • Dans le cadre du programme communautaire EDULINK, pour lequel il est probable que la CORPUCA et l’UNICA présenteront chacune un projet candidat, la CORPUCA et l’UNICA pourraient inscrire ensemble un projet sur le renforcement des réseaux existants (qui est une priorité pour EDULINK) ;
  • Actuellement l’UNICA, qui vient de fêter ses quarante ans, regroupe des universités de tous les pays de la Grande Caraïbe et la décision a été prise récemment d’intégrer les universités cubaines qui le souhaiteraient. A cet égard, il a été recommandé l’organisation d’une rencontre rapide pour avancer dans la réalisation de cette coopération ;
  • Des actions communes pourraient être organisées, à titre d’exemples, (1) la préparation et l’organisation de la conférence régionale sur l’Enseignement supérieur organisée par l’UNESCO-IESALC pour préparer la Conférence mondiale de l’UNESCO. Le campus de la Jamaïque de l’Université des West Indies va examiner l’éventualité d’un accueil de cette conférence, mais d’autres universités pourraient se porter candidates ; (2) la réalisation d’un annuaire des universitaires et des chercheurs qui pourrait être élaboré en commun par la CORPUCA et par l’UNICA.
Les programmes de l’AUF ont été présentés à nouveau avec un accent particulier sur la manière dont ils sont mis en œuvre dans la région Caraïbe. La structure du budget de l’exercice 2007 a été présentée par le directeur du bureau régional.